Enfant prodige, ses résultats scolaire ne cessaient de surprendre l'honneur familiale. Son entourage était le reflet de son éducation, jovial et honnête. Son éthique personnel n'était ni plus ni moins celui d'un saint. La trahison ou tout autre forme de malheur envers quiconque fut eradiqué de son vocabulaire.
Mais il lui manquait quelque chose, ce fut de la souffrance. Il devait s'en abreuver pour mieux la comprendre, mieux la cerner. Pour Clément, c'était un besoin vital, une drogue au goût amer que de devoir connaitre ce qu'il n'avait pas. Il goûta dès lors à ce qu'il n'aurait jamais dû: l'âme noire des êtres depressifs, toute peine sucitait son attention. Clément leur procura un soutiens libérateur, il entendait, comprenait et vivait intensément leur malheur. Le juste équilibre n'était aucunement anéanti. La douleur devait s'exprimer, en dechargeant ses âmes en peine, Clément les subissait. Son empathie, d'une intensité sans limite s'exprimait au travers de sa rage de vivre. Il ne comprenait pas certains éléments de ses souffrances, il souhaitait voir plus loin qu'au travers des yeux de ses souffrants.
Clément souffrait, il souffrait de ne pouvoir partager cet amat de douleur. Son entourage la propageait avec plaisir et ainsi libérer leur passé douloureux. l'oublier, ne plus l'entendre et vivre dans le bonheur en profitant des plaisirs de la vie. Il était inutile pour eux de s'encombrer du malheur d'autrui, le leur suffisait à générer suffisament de peine.
Le père de Clément s'appercevait que quelque chose n'allait pas. Il sentait sa chair, son fils souffrir. Mais Clément se replia, il se disait qu'il ne comprendrait pas. Son père souffrait à son tour de ne pouvoir entrer dans le jardin de son fils. Clément subissait aussi cette douleur. Elles venaient toutes à lui, tel un aimant.
Son entourage devint peu à peu le fruit d'une expérimentation, il mis de côté pour cela ses véritables amis pour ne pas leur transmettre cette negativité grandissante. Ce fut le début de sa mort sociale aux contacts éphémères. Il considéra chacune de ses expérimentations comme des êtres primitifs mais joua toutefois le rôle d'un ami aimant et compréhensif. Il considéra tout pour une expérimentation puis un jeu de la vie. Sa famille en subissait les conséquences au point d'avoir un cadre intérieur insoutenable.
Voyant une "amie" effondrée, Clément s'exprima, Cedre, que t'arrive t'il?
Elle s'adresse à lui en larme, 'ma mère est morte! Un ivrogne à jugé bon de mettre fin à sa vie, je le hais! Il mérite de subir la pire des souffrances d'avoir anéantie ma famille, de l'avoir plongée dans la peine! Je le hais, je le hais.'
À cet instant, il songea également à la souffrance du coupable. Il se sent sûrement mal à l'heure qu'il est, d'avoir mis un terme à une vie. En plus de cette douleur, il va subir le couroux de toute une famille, sans compter la charge que lui administrera l'état sur les épaules... Le pauvre...
Cette douleur a une origine, il lui faut bien un commencement. Si je la trouve, je pourrais l'anéantir. Cet ivrogne a été contaminé par une douleur extérieur, il faut que je remonte le fil.
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